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Un regard entreprenarial (5) : Christophe Gaubert et Quentin Lesur

17/04/2009

//Quentin Lesur – responsable des partenariats industriels ENSCI

//Christophe Gaubert – designer indépendant, directeur de projet ENSCI

ENSCI Les Ateliers – Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle (48, rue Saint-Sabin 75011 Paris)

Pourriez-vous présenter votre rôle au sein de l’ENSCI ?
Christophe Gaubert : Je suis désigner indépendant et directeur projet à l’ENSCI. Je dirige l’unité Alternatives, atelier dans lequel les étudiants travaillent à des projets personnels que nous appelons « Carte blanche », ou encore à des projets à vocation professionnelle, qui nous viennent de l’extérieur. C’est dans ce cadre que nous avons rencontré Jean-Luc Errant et ses amis.

Au départ, ils nous ont présenté une idée, mais rien de vraiment concret. Leur concept était d’offrir aux usagers du Velib’ des outils de protection tels que le casque.

Pourriez-vous nous décrire l’idée qui vous a présentée ?
Christophe Gaubert : La proposition initiale est un casque pliable ou gonflable.

Ici, on a l’habitude de projets industriels sérieux, d’envergure, en collaboration avec de grandes Marques ou des industriels établis.

Et… ils ont réussi à nous convaincre sur la dimension innovante du projet.

Ce qui nous a séduit dans leur approche et vision du projet, c’est que l’idée du design était dans le processus global du projet. Cette approche nous a paru sérieuse et a porté caution au projet.

Quentin Lesur : On voit beaucoup de projets ambitieux, mais lors de la création d’entreprise nos interlocuteurs ne se donnent pas toujours les moyens pour aller jusqu’au bout.

Comment construit-on un partenariat avec l’ENSCI ?
Quentin Lesur : Le point de départ est la qualité de la relation et la qualité de la question. On ne peut pas venir avec de mauvaises raisons, nous nous méfions d’une approche de la « créativité pas chère ».

Ce qui est intéressant dans le projet DOYOUvelo? c’est qu’on nous a présenté un concept, qui reposait sur une observation de l’usage des modes de déplacement en ville. Le Velib’ est une idée géniale, dont la faille tient au manque de protection.

Sur d’autres projets, les créateurs ont déjà tellement avancé sur l’idée de leur concept que le projet est fermé.

Dans le cas du projet DOYOUvelo ? le projet était ouvert sur la protection, la visibilité, l’enveloppe autour du vélo et de l’Homme.

A partir de cet échange, comment mettez-vous en œuvre l’Atelier ?
Christophe Gaubert : On a emmené Jean-Luc et ses amis vers plusieurs réponses autour du vélo.

En effet, si on reste sur le casque, la réponse de la protection n’est pas suffisante, le casque pliable ne protège pas assez et ne peut pas répondre aux normes de sécurité.

Nous avons élargi le champ autour du corps et de la pratique du vélo en ville.

Quentin Lesur : Nous avons aussi intégré l’idée d’objet mutant, qui se transforme et s’adapte aux usages que les urbains vivent en une seule journée.

Christophe Gaubert : Nous avons créé cinq groupes projets, qui ont travaillé sur la protection de la tête, le discours de la mobilité, la protection du corps… Un élève chinois a fait une remarque intéressante sur le fait qu’« être visible est la base de la protection ». Il a proposé une clochette moulin à vent pour apporter une dimension sonore à cette enveloppe protectrice.

Le groupe de Clément, Yoann et Benjamin s’est posé la question de la protection aux autres, à l’environnement. Un regard intéressant d’une génération qui expérimente beaucoup via les sports extrêmes tels que la glisse, le parapente, les sauts, le free surf,… et pour qui la ville est considérée comme un espace naturel, au même titre que les autres. On pourrait penser à un manque de respect, pas du tout, ils vont à fond tout en pensant à protéger le monde où ils sont.

Quel est selon vous le point clef du projet ?
Christophe Gaubert : Incontestablement : protéger l’autre et soi-même.

Le projet BOO est une synthèse de l’ensemble des recherches du groupe de travail. Il assemble des propositions qui créent une collection, il explore des matériaux issus du recyclage, recyclables, de nouveaux matériaux telle que la fibre de bambou. Ils ont aussi intégré le ICE (In Case of Emergency). BOO est un projet global, qui a du sens, où les éléments s’enrichissent et se complètent. C’est un projet entrepreneurial avec des éléments de réponse, de la stratégie, des processus de fabrication et une identité visuelle des produits.

Combien de temps avez-vous travaillé au projet ?
Christophe Gaubert : Le projet a été lancé entre deux semestres, il a duré un peu plus d’un mois.

Cela correspond à une dynamique professionnelle. De nouvelles propositions étaient faites tous les dix jours à Jean-Luc et ses amis pour valider ou affiner les propositions du groupe d’élèves, tout en s’assurant que nous respections bien leur vision.

Quentin Lesur : Cette approche offre un vrai plus aux élèves : pour l’ENSCI le partenariat c’est avant tout le contact avec les acteurs de la vie professionnelle. Les confronter à d’autres cultures est essentiel.

Christophe Gaubert : Notre travail s’est arrêté à cette étape. Nous apportons une piste globale, l’entreprise s’approprie le projet et devient moteur pour lui donner vie. Jean-Luc a alors proposé des stages aux étudiants.

Accompagnez-vous l’Entreprise pour donner vie au projet designé par les élèves de l’ENSCI ?
Quentin Lesur : Non, ce n’est pas notre vocation, donner vie aux projets est la vocation de l’entreprise en revanche, j’ai donné des pistes de financement qui s’adressent au créateur d’entreprise, tel que le CRITTMECA, dont la vocation est de défendre l’emploi, le transfert de technologie et les capacités d’exportation pour la région île de France, qui permet de mettre en contact, puis d’apporter des fonds.

Qu’est qui vous a plu dans le projet DOYOUvelo ?
Christophe Gaubert : Le design a été l’un des fondamentaux, en amont de la réflexion. C’est exactement cette démarche que nous défendons auprès de nos élèves et des entreprises qui nous consultent.

Quentin Lesur : Ils avaient un concept et une approche ouverte, un vrai champ des possibles pour des jeunes designers.

Christophe Gaubert : L’univers du Velib’, au-delà du casque. Jean-Luc nous a convaincu sur l’approche design et usage. Le design est une stratégie de l’entreprise. Ce n’est pas courant en France qu’un projet repose sur le design alors que c’est ancré dans la culture anglo-saxonne.

Quentin Lesur : Les élèves se confrontent à la réalité. Ils participent au processus de création de l’entreprise et des produits. Ils découvrent d’autres modes de travail.

Christophe Gaubert : Le projet retenu est le fruit d’un groupe de travail, multiculturel, la réflexion a été enrichie par les usages et les centres d’intérêt de chacun.

Comment s’est constitué le groupe de travail ?
L’ENSCI recrute des étudiants du baccalauréat professionnel à Polytechnique !

Nos élèves sont issus de tous les horizons. Ils intègrent l’Ecole sur obtention du concours.

L’Ecole propose des cours et des projets, les étudiants construisent leur cursus dans ce cadre.

Tout cela s’organise autour d’une approche par l’usage confrontée à la Technologie, la Marque, aux évolutions des modes de vies … L’Ecole est un lieu de brassage : toutes les années se confondent sur des mêmes projets. On obtient des échanges, des visions complémentaires, cette approche relie entre elles toutes les promotions présentes dans l’école.

Histoire d'un lancement, L'équipe DYV , , , , , , ,

Never as good…

16/03/2009

Ca cartonne chez DYV ! Il ne paye pas de mine comme ça et il a du en emballer de jolis colis, en accumuler des heures de vols, pour arriver dans cet état sur le bureau de Mireille…

Mais il a plus de valeur à nos yeux que le plus beau des cartons du monde, car figurez-vous que c’est le premier et le premier ne s’oublie jamais.

boostyle

Première livraison

Le premier emballage d’une grande série que vous découvrirez bientôt !

Bien sûr vous préfèreriez le déshabiller dès maintenant pour admirer son contenu, mais patience !!! Il est encore trop tôt et le suspens aiguise le désir.

Certes, un observateur avisé pourrait détecter deci-delà, quelques indices révélateurs. Mais voilà, Les créas sont passés par là pour le transformer en symbole …Do You Velo ? bien sûr…

Do You Velo ?, Velib , , , , , ,