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Archives pour la catégorie ‘L'équipe DYV’

Une communauté, pour quoi faire ?

09/05/2009

Concevoir une gamme de produits, la dessiner, lui donner corps, la « marketer », construire un canal de vente, recruter les talents qui permettront de pérenniser l’entreprise et sa valeur ajoutée humaine et technique, améliorer chaque jour nos produits… Tout s’est accompli avec vous et la mise en ligne de notre boutique en est l’illustration.

Communauté Facebook Blog Do You Velo

Reste que cette communauté que nous vous invitons à rejoindre et à faire progresser n’est que l’embryon de la relation que nous souhaitons bâtir avec vous. Source d’inspiration et épreuve des faits, nous sommes à votre écoute pour aller au-delà de notre production actuelle. Si nous avons impulsé un mouvement que nous avons incarné dans une volonté entrepreneuriale, il nous faut maintenant tisser une relation durable pour pousser notre réflexion, faire preuve de créativité et renouveler sans cesse notre projet chic & smart selon l’expression née de nos échanges.

Alors, si vous vous intéressez à notre marque, si vous avez déjà acheté l’un de nos vêtements ou accessoires, parcouru notre boutique, faîtes-nous part de votre sentiment, retour d’expérience, propositions d’amélioration… Votre avis, votre imagination, vos souhaits sont déterminants. Merci de votre concours présent et à venir…

Jean-Luc

Do You Velo ?, Histoire d'un lancement, L'équipe DYV , , , , , , , , , , , , , ,

Paul Belmondo

28/04/2009

Des bannières à l’affiche ?

23/04/2009

Vous souhaitez relayer notre marque auprès de vos ami(e)s, lecteurs ou contacts. Voici quelques bannières que nous mettons à votre libre disposition ICI.

…Petit exemple avec cet bannière en flash.

Merci de votre soutien !
L’équipe Do you velo ?

PS. Merci à celles et ceux qui nous ont aidé par leurs réponses à concevoir ces supports.

L'équipe DYV ,

Un regard entrepreneurial (6) : Sylvain Verdier

19/04/2009

Comment avez-vous rejoint le projet DOYOUvelo ?
Je connais Jean-Luc depuis environ 20 ans. Nous étions collègues entre 1988 et 1998, puis nos chemins se sont séparés. En 2007, Jean-Luc m’a contacté pour conseiller l’un de ses amis, parmi les quatre partenaires initiaux du projet. Il m’évoque aussi leur idée de casque pour les Vélibistes.

Nous sommes en automne 2007 lorsque je les accompagne à la création de la société Citizen, une société dédiée au projet de casque.

A partir de novembre 2007, outre la création administrative de cette société, je participe aux études du marché. Rapidement, les quatre amis passent un accord avec l’Ecole Nationale Supérieure de Conception Industrielle (ENSCI). Nous allons rue Saint-Sabin tous les dix jours environ suivre le projet des groupes d’étudiants, on avance bien. Notre projet s’insère entre les deux semestres des étudiants et vient dans le fil conducteur d’un semestre dédié à la recherche sur le vélo. Certains avaient réalisé un vélo en bois, une vraie prouesse.

Quelles sont les axes et conclusions de l’étude que vous menez ?
L’étude est dirigée à la fois pour bien observer ce marché et comprendre les attentes et les usages des vélibistes, et plus généralement des gens qui se déplacent en vélo en ville.

Cette étude est aussi un support pour bâtir notre demande de financement auprès d’Oséo. Il en ressort que les gens interrogés ne veulent pas de casque pour pratiquer le vélo ! Le vélo représente pour eux la liberté, alors pourquoi s’équiper d’un casque ? Nous avions bien pensé à un casque pliage ou gonflable, mais tous ces équipements levaient des réticences. Les utilisateurs de Vélib sont des gens assez libertaires. Selon eux, il n’est pas question de s’équiper pour ressembler à un cycliste. Ils avaient déjà un sentiment de protection et de sécurité sur le Vélib. En revanche, il ressortait dans les interviews l’idée d’être visible dès la nuit tombante. Nous en concluons à l’attente de protection passive qui offre de la visibilité surtout la nuit.

Comment intégrez-vous cette idée au projet des étudiants ?
Tout d’abord, il y a le facteur réglementaire : le port du gilet est depuis obligatoire, comme pour les automobilistes. Certains urbains en vélo portent le gilet jaune toute la journée.

Ensuite, il y a les travaux des étudiants, que nous orientons dans cette idée de protection et de visibilité. A ce stade, nous abandonnons l’idée de développer un casque, qui représente un projet complexe pour répondre parfaitement aux normes de prévention routière et, qui n’est pas une attente des vélibistes.

Le chef de projet, Christophe Gaubert, avait constitué quatre groupes de travail, dont un étudiant chinois qui avait une excellente connaissance des déplacements en vélo – il vivait jusqu’alors à Shanghai, où des millions de gens se déplacent en vélo.

Quelles sont les idées des étudiants qui ont retenu votre attention ?
Je pense que tous les étudiants ont mené une réflexion de qualité, très créative. Deux sujets ont retenu notre attention :

  • Un instrument à vent, qui produit de plus en plus de bruit avec la vitesse de déplacement. Cette idée de l’étudiant chinois apporte une dimension sonore et développement durable. Nous n’avons pas encore développé ce projet, qui demande des compétences technologiques différentes du coeur de projet.
  • La création d’une réponse globale. Le groupe composé de Yoann, Clément et Olivier nous a vraiment challengé, dans la mesure où il apportait des éléments de réponse en terme de visibilité, de produits innovants et de développement durable. Ils ont, par exemple, proposé un casque inspiré du casque colonial réalisé à base de bambou.

La proposition des étudiants nous a fait rebondir du casque vers une gamme de vêtements et accessoires pour mobiles urbains.

A ce stade du projet, nous évoquions l’idée de reverser une partie des bénéfices à des associations liées au développement durable. Mais nous avons dû revoir le cahier des charges des matières en raison de l’application de la Norme CE EN471 Classe 2, qui offre certes des réponses de visibilité efficaces, mais qui n’intègre pas encore ces nouvelles matières.

Quel est l’apport de l’ENSCI dans le projet ?
Le filtre de l’Ecole a réellement infléchi le projet.

A ce stade, il s’agissait de se lancer vraiment : effet, nous avions entre les mains un concept global très créatif, le financement d’Oséo, l’agence design 180 degrés nous avait proposé des noms intéressants parmi lesquels DOYOUvelo ? et la styliste Mireille Poujol, qui dirige actuellement la collection, rejoignait l’équipe.

Deux des quatre amis, Jean-Luc et Guillaume, ont pris alors la décision de se lancer et de créer une nouvelle société BOO STYLE, en écho au projet « bambou » des étudiants.

Comment imaginez-vous l’évolution du projet DOYOUvelo?
Nous sommes grâce à l’expérience Santé et NTIC (Nouvelle Technique de Communication et d’Information) de Jean-Luc sur une offre de vêtements intelligents. Jean-Luc connaît bien les usages, par ailleurs, il est toujours en veille des innovations.

La prochaine ligne intégrera beaucoup plus de fonctionnalités liées à la mobilité.

Une évolution est en marche : le vêtement devient vraiment une seconde peau communicante. L’évolution des modes de déplacement va tout changer : ce que nous transportions jusqu’alors dans nos véhicules à porté de main, nous allons le transporter avec nous, sur nous. Je pense par exemple à la radio, au gps, au téléphone… il s’agira de transporter ces services 16 heures sur 24. On se doit d’apporter des réponses et de les intégrer aux vêtements.

Quelle est votre valeur ajoutée maintenant que la Marque est lancée ?
Depuis le début du projet, je suis motivé par la problématique de déplacements urbains qu’il pose.

En effet, mon premier job consistait à étudier le schéma urbain des déplacements en IDF. Le déplacement urbain, c’est mon dada. Dans le projet, j’ai commencé par étudier les déplacements urbains, puis je me suis chargée de la recherche de fonds pour couvrir tous les investissements du développement. Actuellement, j’organise la logistique de distribution, le site ecommerce, le stockage. Les partenaires sont identifiés.

Votre mot de la fin ?
Ce n’est que le début de l’aventure !

L'équipe DYV, Sécurité en ville, Velib, Voir et être vu. , , , , , ,

Un regard entreprenarial (5) : Christophe Gaubert et Quentin Lesur

17/04/2009

//Quentin Lesur – responsable des partenariats industriels ENSCI

//Christophe Gaubert – designer indépendant, directeur de projet ENSCI

ENSCI Les Ateliers – Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle (48, rue Saint-Sabin 75011 Paris)

Pourriez-vous présenter votre rôle au sein de l’ENSCI ?
Christophe Gaubert : Je suis désigner indépendant et directeur projet à l’ENSCI. Je dirige l’unité Alternatives, atelier dans lequel les étudiants travaillent à des projets personnels que nous appelons « Carte blanche », ou encore à des projets à vocation professionnelle, qui nous viennent de l’extérieur. C’est dans ce cadre que nous avons rencontré Jean-Luc Errant et ses amis.

Au départ, ils nous ont présenté une idée, mais rien de vraiment concret. Leur concept était d’offrir aux usagers du Velib’ des outils de protection tels que le casque.

Pourriez-vous nous décrire l’idée qui vous a présentée ?
Christophe Gaubert : La proposition initiale est un casque pliable ou gonflable.

Ici, on a l’habitude de projets industriels sérieux, d’envergure, en collaboration avec de grandes Marques ou des industriels établis.

Et… ils ont réussi à nous convaincre sur la dimension innovante du projet.

Ce qui nous a séduit dans leur approche et vision du projet, c’est que l’idée du design était dans le processus global du projet. Cette approche nous a paru sérieuse et a porté caution au projet.

Quentin Lesur : On voit beaucoup de projets ambitieux, mais lors de la création d’entreprise nos interlocuteurs ne se donnent pas toujours les moyens pour aller jusqu’au bout.

Comment construit-on un partenariat avec l’ENSCI ?
Quentin Lesur : Le point de départ est la qualité de la relation et la qualité de la question. On ne peut pas venir avec de mauvaises raisons, nous nous méfions d’une approche de la « créativité pas chère ».

Ce qui est intéressant dans le projet DOYOUvelo? c’est qu’on nous a présenté un concept, qui reposait sur une observation de l’usage des modes de déplacement en ville. Le Velib’ est une idée géniale, dont la faille tient au manque de protection.

Sur d’autres projets, les créateurs ont déjà tellement avancé sur l’idée de leur concept que le projet est fermé.

Dans le cas du projet DOYOUvelo ? le projet était ouvert sur la protection, la visibilité, l’enveloppe autour du vélo et de l’Homme.

A partir de cet échange, comment mettez-vous en œuvre l’Atelier ?
Christophe Gaubert : On a emmené Jean-Luc et ses amis vers plusieurs réponses autour du vélo.

En effet, si on reste sur le casque, la réponse de la protection n’est pas suffisante, le casque pliable ne protège pas assez et ne peut pas répondre aux normes de sécurité.

Nous avons élargi le champ autour du corps et de la pratique du vélo en ville.

Quentin Lesur : Nous avons aussi intégré l’idée d’objet mutant, qui se transforme et s’adapte aux usages que les urbains vivent en une seule journée.

Christophe Gaubert : Nous avons créé cinq groupes projets, qui ont travaillé sur la protection de la tête, le discours de la mobilité, la protection du corps… Un élève chinois a fait une remarque intéressante sur le fait qu’« être visible est la base de la protection ». Il a proposé une clochette moulin à vent pour apporter une dimension sonore à cette enveloppe protectrice.

Le groupe de Clément, Yoann et Benjamin s’est posé la question de la protection aux autres, à l’environnement. Un regard intéressant d’une génération qui expérimente beaucoup via les sports extrêmes tels que la glisse, le parapente, les sauts, le free surf,… et pour qui la ville est considérée comme un espace naturel, au même titre que les autres. On pourrait penser à un manque de respect, pas du tout, ils vont à fond tout en pensant à protéger le monde où ils sont.

Quel est selon vous le point clef du projet ?
Christophe Gaubert : Incontestablement : protéger l’autre et soi-même.

Le projet BOO est une synthèse de l’ensemble des recherches du groupe de travail. Il assemble des propositions qui créent une collection, il explore des matériaux issus du recyclage, recyclables, de nouveaux matériaux telle que la fibre de bambou. Ils ont aussi intégré le ICE (In Case of Emergency). BOO est un projet global, qui a du sens, où les éléments s’enrichissent et se complètent. C’est un projet entrepreneurial avec des éléments de réponse, de la stratégie, des processus de fabrication et une identité visuelle des produits.

Combien de temps avez-vous travaillé au projet ?
Christophe Gaubert : Le projet a été lancé entre deux semestres, il a duré un peu plus d’un mois.

Cela correspond à une dynamique professionnelle. De nouvelles propositions étaient faites tous les dix jours à Jean-Luc et ses amis pour valider ou affiner les propositions du groupe d’élèves, tout en s’assurant que nous respections bien leur vision.

Quentin Lesur : Cette approche offre un vrai plus aux élèves : pour l’ENSCI le partenariat c’est avant tout le contact avec les acteurs de la vie professionnelle. Les confronter à d’autres cultures est essentiel.

Christophe Gaubert : Notre travail s’est arrêté à cette étape. Nous apportons une piste globale, l’entreprise s’approprie le projet et devient moteur pour lui donner vie. Jean-Luc a alors proposé des stages aux étudiants.

Accompagnez-vous l’Entreprise pour donner vie au projet designé par les élèves de l’ENSCI ?
Quentin Lesur : Non, ce n’est pas notre vocation, donner vie aux projets est la vocation de l’entreprise en revanche, j’ai donné des pistes de financement qui s’adressent au créateur d’entreprise, tel que le CRITTMECA, dont la vocation est de défendre l’emploi, le transfert de technologie et les capacités d’exportation pour la région île de France, qui permet de mettre en contact, puis d’apporter des fonds.

Qu’est qui vous a plu dans le projet DOYOUvelo ?
Christophe Gaubert : Le design a été l’un des fondamentaux, en amont de la réflexion. C’est exactement cette démarche que nous défendons auprès de nos élèves et des entreprises qui nous consultent.

Quentin Lesur : Ils avaient un concept et une approche ouverte, un vrai champ des possibles pour des jeunes designers.

Christophe Gaubert : L’univers du Velib’, au-delà du casque. Jean-Luc nous a convaincu sur l’approche design et usage. Le design est une stratégie de l’entreprise. Ce n’est pas courant en France qu’un projet repose sur le design alors que c’est ancré dans la culture anglo-saxonne.

Quentin Lesur : Les élèves se confrontent à la réalité. Ils participent au processus de création de l’entreprise et des produits. Ils découvrent d’autres modes de travail.

Christophe Gaubert : Le projet retenu est le fruit d’un groupe de travail, multiculturel, la réflexion a été enrichie par les usages et les centres d’intérêt de chacun.

Comment s’est constitué le groupe de travail ?
L’ENSCI recrute des étudiants du baccalauréat professionnel à Polytechnique !

Nos élèves sont issus de tous les horizons. Ils intègrent l’Ecole sur obtention du concours.

L’Ecole propose des cours et des projets, les étudiants construisent leur cursus dans ce cadre.

Tout cela s’organise autour d’une approche par l’usage confrontée à la Technologie, la Marque, aux évolutions des modes de vies … L’Ecole est un lieu de brassage : toutes les années se confondent sur des mêmes projets. On obtient des échanges, des visions complémentaires, cette approche relie entre elles toutes les promotions présentes dans l’école.

Histoire d'un lancement, L'équipe DYV , , , , , , ,

Soirée de travail

09/04/2009

C’était avant hier. L’occasion pour l’équipe d’arrêter la date de lancement officiel, le 28 avril prochain, et de caler le retroplanning… Quelques images d’une soirée sympa – où l’on téléphone beaucoup – dans un « bureau de style » pas comme les autres.

Bureau de styleDo you vélo ?Do you vélo ?

Do you vélo ?Do you vélo ?Do you velo ?

Do you velo ?Do you velo ?Do you velo ?

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Un moment clé…

07/04/2009

…Ce soir, nous allons arrêter le retroplanning jusqu’à la date de sortie du site et de la mise en vente des premières pièces de la collection. Une seule info préalable : le lancement devrait avoir lieu les 27 ou 28 avril… Il va donc falloir aller très très vite.

Do You Velo ?, L'équipe DYV, Nos produits

Un regard entrepreneurial (4) : Guillaume Gomez

06/04/2009

En qualité de co-fondateur, pourriez-vous me parler de la genèse du projet Do You Vélo?
Tout vient d’une observation et d’une question : pourquoi les gens qui se déplacent à vélo en ville ne portent-ils pas de casque pour se protéger ? C’est dangereux, je ne comprends pas. Je ne dors pas beaucoup la nuit, alors je réfléchis, j’ai des idées. Et souvent, j’ai pensé à des idées de casque pour accompagner ceux qui se déplacent en vélo. Des casques pliables, des casques gonflables… cela me trottait dans la tête. Partout où je me rendais en Ile de France, à Nantes, à Barcelone, c’était toujours la même observation.

Alors pourquoi ? Quant on fait du vélo en tant que citadin, on ne veut pas ressembler à un cycliste. Alors le casque, on ne le met pas.

Quel est le déclic ?
Un soir, je me rends à la salle de sport, je discute avec un ami avec qui je pratique la boxe. Il me titille sur mes insomnies et mes idées nocturnes. Je lui parle du casque et des réponses auxquelles j’ai pensé. Le concept fait tilt : il me pousse à bien réfléchir à cette idée. Cet ami en parle à une relation commune, qui connaît bien Jean-Luc (NDRL : le co-fondateur). Il s’avère que Jean-Luc réfléchit à la même idée de son côté . Nos amis communs organisent la rencontre. Le courant passe bien.

Comment démarre le projet ?
On est tous très occupés par notre activité principale. Ce n’est pas facile, alors on décide de faire un point hebdomadaire d’avancement du projet. Les rendez-vous ont lieu dans un restaurant, l’ambiance est studieuse et hyper sympa. Le projet avance petit à petit. Jean-Luc, avec son expérience de dépôt de brevet, marque le premier pas significatif, il propose un projet déposable auprès de l‘Anvar, aujourd’hui Oséo, pour obtenir une bourse, un financement innovation.

C’est un domaine que je ne connais pas du tout. J’apprends beaucoup. C’est passionnant de voir ce qui est déposable, les brevets existants. Puis, Jean-Luc obtient un rendez-vous avec le directeur de l’ENSCI (Ecole Nationale Supérieure de Conception Industrielle). Emballée par le projet, l’Ecole propose un concours d’idées auprès des étudiants, sur le concept du casque et d’accessoires complémentaires. Notre étude de marché nous apporte en effet la preuve que la protection est plus globale que le casque. Elle montre notamment des attentes de protection par rapport au climat (pluies, intempéries, vent) et à la visibilité.

Sur ces bases, nous élargissons le champ et proposons aux étudiants de réfléchir plus globalement sur la protection dans le cadre des déplacements en vélo en ville.

Comment se passe la collaboration avec les étudiants ?
C’est magnifique. Le résultat est vraiment dans la philosophie de notre vision du projet. Un projet, parmi tous ceux proposés, émerge : le projet BOO. C’est une gamme d’accessoires axés sur l’acceptation de l’environnement en milieu urbain et de la personne. Des matières à base de bambou, un projet ancré dans le développement durable ; une idée si forte que le bureau de style que nous avons créé depuis, porte le nom « BOOstyle ».

Une étape clef du projet ?
Oui, en effet, à cette étape du projet, on dispose d’une réponse globale très satisfaisante. Et Oséo nous suit !
La gestion professionnelle du projet se pose alors : il s’agit de concrétiser et de monter une entreprise.
C’est alors que notre vision entrepreneuriale du projet se divise.

On a déposé le brevet à quatre, Joël, Jacques, Jean-Luc et moi. On ne peut plus se satisfaire de suivre ce dossier en dilettante, il faut se lancer. Qui se lance ? Jean-Luc et moi prenons la décision d’y aller ensemble, nos amis communs ont moins de temps à y consacrer. Nos visions se complètent.

Qu’est ce qui vous motive dans le projet Do You Vélo ?
On est sur ce projet parce qu’il y a quelque chose à faire pour les gens qui se déplacent en vélo en ville.
On aimerait bien marquer l’histoire avec cette idée, on verra. Le gain n’est pas notre objectif premier, on autofinance tout le projet et pour le moment, on préfère composer une équipe saine et la motiver. C’est pourquoi, on a associé les trois jeunes designers de l’ENSCI à l’entreprise en leur proposant des participations et du travail pour le futur. Faire vivre leur projet est essentiel.

Une phrase ou une idée pour vous définir ?
J’ai beaucoup d’énergie. Avec Jean-Luc, on partage une flamme, une même envie d’y aller. On partage aussi cette vision du respect des gens et de leur travail.

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Poser le cadre

02/04/2009

Un regard entrepreneurial (3) : Jean-Luc Errant

31/03/2009

Vous êtes l’un des fondateurs du projet Do You Vélo ?, pourriez-vous me parler de votre parcours ?

Je suis passionné par les défis. J’ai une carrière atypique. Ingénieur Telecom dans la fonction publique dans les années 80, j’avais un projet de carrière tout tracé, rythmé par des échelons hiérarchiques et un certain confort. Ce projet ne correspondait pas à ma vision et à ma personnalité. Dans les années 90, j’ai choisi de démissionner pour rejoindre l’industrie pharmaceutique. 

J’ai alors accompagné des patients atteints de maladies chroniques via des applications issues des recherches en télécommunication. Des solutions performantes pour aider ces personnes à se prendre en charge. Ces dix années passées chez Bayer m’ont conduit vers d’autres métiers et compétences. 

En qualité de chef de projet industriel, j’ai participé à des projets transversaux entre l’Europe et les Etats-Unis, des projets stratégiques qui demandaient des études marketing et de faisabilité industrielle.

Ensuite, j’ai cofondé la société Uni-Médecine positionnée sur la conception de dossiers médicaux personnels, rachetée en 2007 depuis par la société Atos.

Quel est le lien entre votre parcours et le projet DoYou Vélo ?
Ce que j’aime, c’est créer le lien entre la personne, son mode de vie et les techniques. Je suis toujours à l’affût de nouvelles technologies, de nouveaux usages. J’observe les gens, je relève leurs attentes, comment ils s’approprient des solutions, comment ils les détournent parfois, pour mieux les adapter à leurs attentes.  

Le lien, c’est le sens entre les attentes et l’évolution des usages. 

 Parlez-nous un peu de vous, quels sont vos centres d’intérêts ?
Le sport a toujours été très important pour moi, correspondant à la fois à ma recherche de sensation, d’engagement, de responsabilité et d’aventure.

La voile, à laquelle j’ai été initié très jeune, reste mon terrain favori ; le contact avec la mer, la nature, les éléments, reste un lien profond entre ce que je suis et mon histoire. J’ai eu l’occasion de faire de nombreuses traversées dans le cadre de compétitions ou en loisir, avec toujours autant de joie et de sensations.  

Par ailleurs, dès que je le peux, je passe quelques heures en contact avec une toile, en essayant tant que faire se peut de retranscrire la beauté ou des sensations, des impressions

La rencontre avec Guillaume, l’un des cofondateurs du projet, repose sur nos passions communes pour le sport et l’esthétique. C’est un cuisinier talentueux, qui crée à sa manière du « beau » et sensuel.

La création de Do You Vélo ?, une finalité ? 
Do You Vélo ? est un projet d’entreprise et non une aventure. Je m’y investis totalement comme dans tout ce que j’entreprends. Le projet repose sur un travail d’équipe, des compétences complémentaires.

La collection de vêtements et d’accessoires Do You Vélo ? répond à une attente, nous apportons des réponses. Et je reste ouvert à tous commentaires ou suggestions via Facebook. Je vous invite du reste à rejoindre notre groupe ! *

La phrase qui définit le mieux votre vision ? 
« La nécessité est la mère de l’invention. »

* Utilisez pour ce faire notre fonction Facebook connect ci-contre !

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