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Un regard entrepreneurial (4) : Guillaume Gomez

En qualité de co-fondateur, pourriez-vous me parler de la genèse du projet Do You Vélo?
Tout vient d’une observation et d’une question : pourquoi les gens qui se déplacent à vélo en ville ne portent-ils pas de casque pour se protéger ? C’est dangereux, je ne comprends pas. Je ne dors pas beaucoup la nuit, alors je réfléchis, j’ai des idées. Et souvent, j’ai pensé à des idées de casque pour accompagner ceux qui se déplacent en vélo. Des casques pliables, des casques gonflables… cela me trottait dans la tête. Partout où je me rendais en Ile de France, à Nantes, à Barcelone, c’était toujours la même observation.

Alors pourquoi ? Quant on fait du vélo en tant que citadin, on ne veut pas ressembler à un cycliste. Alors le casque, on ne le met pas.

Quel est le déclic ?
Un soir, je me rends à la salle de sport, je discute avec un ami avec qui je pratique la boxe. Il me titille sur mes insomnies et mes idées nocturnes. Je lui parle du casque et des réponses auxquelles j’ai pensé. Le concept fait tilt : il me pousse à bien réfléchir à cette idée. Cet ami en parle à une relation commune, qui connaît bien Jean-Luc (NDRL : le co-fondateur). Il s’avère que Jean-Luc réfléchit à la même idée de son côté . Nos amis communs organisent la rencontre. Le courant passe bien.

Comment démarre le projet ?
On est tous très occupés par notre activité principale. Ce n’est pas facile, alors on décide de faire un point hebdomadaire d’avancement du projet. Les rendez-vous ont lieu dans un restaurant, l’ambiance est studieuse et hyper sympa. Le projet avance petit à petit. Jean-Luc, avec son expérience de dépôt de brevet, marque le premier pas significatif, il propose un projet déposable auprès de l‘Anvar, aujourd’hui Oséo, pour obtenir une bourse, un financement innovation.

C’est un domaine que je ne connais pas du tout. J’apprends beaucoup. C’est passionnant de voir ce qui est déposable, les brevets existants. Puis, Jean-Luc obtient un rendez-vous avec le directeur de l’ENSCI (Ecole Nationale Supérieure de Conception Industrielle). Emballée par le projet, l’Ecole propose un concours d’idées auprès des étudiants, sur le concept du casque et d’accessoires complémentaires. Notre étude de marché nous apporte en effet la preuve que la protection est plus globale que le casque. Elle montre notamment des attentes de protection par rapport au climat (pluies, intempéries, vent) et à la visibilité.

Sur ces bases, nous élargissons le champ et proposons aux étudiants de réfléchir plus globalement sur la protection dans le cadre des déplacements en vélo en ville.

Comment se passe la collaboration avec les étudiants ?
C’est magnifique. Le résultat est vraiment dans la philosophie de notre vision du projet. Un projet, parmi tous ceux proposés, émerge : le projet BOO. C’est une gamme d’accessoires axés sur l’acceptation de l’environnement en milieu urbain et de la personne. Des matières à base de bambou, un projet ancré dans le développement durable ; une idée si forte que le bureau de style que nous avons créé depuis, porte le nom « BOOstyle ».

Une étape clef du projet ?
Oui, en effet, à cette étape du projet, on dispose d’une réponse globale très satisfaisante. Et Oséo nous suit !
La gestion professionnelle du projet se pose alors : il s’agit de concrétiser et de monter une entreprise.
C’est alors que notre vision entrepreneuriale du projet se divise.

On a déposé le brevet à quatre, Joël, Jacques, Jean-Luc et moi. On ne peut plus se satisfaire de suivre ce dossier en dilettante, il faut se lancer. Qui se lance ? Jean-Luc et moi prenons la décision d’y aller ensemble, nos amis communs ont moins de temps à y consacrer. Nos visions se complètent.

Qu’est ce qui vous motive dans le projet Do You Vélo ?
On est sur ce projet parce qu’il y a quelque chose à faire pour les gens qui se déplacent en vélo en ville.
On aimerait bien marquer l’histoire avec cette idée, on verra. Le gain n’est pas notre objectif premier, on autofinance tout le projet et pour le moment, on préfère composer une équipe saine et la motiver. C’est pourquoi, on a associé les trois jeunes designers de l’ENSCI à l’entreprise en leur proposant des participations et du travail pour le futur. Faire vivre leur projet est essentiel.

Une phrase ou une idée pour vous définir ?
J’ai beaucoup d’énergie. Avec Jean-Luc, on partage une flamme, une même envie d’y aller. On partage aussi cette vision du respect des gens et de leur travail.

Pierre Vallet Do You Velo ?, L'équipe DYV

  1. fagiani
    07/04/2009 à 08:07 | #1

    Salut guillaume,
    ça à l’air dans super projet que vous avez mis en place.
    Concernnant la sécurité routière par le biais des pompiers et de la croix rouge je peut vous dire que votre idée ira loin.
    Le casque et la visibilité du cycliste en zone urbain est le nerf de leur sécurité, en effet un cycliste pas visible la nuit à beaucoup plus de chance de ce faire faucher.
    Je pense que votre projet est un bon projet et qu’il demande qu’a décoler.
    Continuez comme cela.

    Sylvain ton cousin

  2. Caro W
    08/04/2009 à 13:24 | #2

    Ah ça de l’énergie, il en a le guillaume ! Dans la série, « t’empêche tout le monde de dormir » et « on n’est pas couché », c’est le roi !
    Ceci dit, sa vision entreprenariale est fondée sur des courants très porteurs : la sécurité, le sport, l’innovation, le design, le développement durable…tout est là. Beaucoup de succès à DOYOUVELO, et bonne route.
    caroline

  3. Patrickarche
    08/04/2009 à 19:03 | #3

    Cette interview est super – tu donnes vraiment envie !
    J’espère que tout ira selon votre flamme, en tous cas tu le mérites – c’est du vrai bon boulot.
    Chapeau
    Juste un « Truc » – je n’ai toujours pas compris ce que vous vouliez faire ! J’ai bien compris qu’il y avait un concept avec un cycliste sur un vélo dans une ville bien méchante et que vous alliez le sauver.
    D’accord, mais avec quoi ?
    En tous cas, j’ai envie de croire et je suis plein de confiance.

  4. Pascal
    17/04/2009 à 14:26 | #4

    Que dire ?…. On a hâte !!!

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